Actualité - Ouverture

Novembre, mon mois sans tabac, notre mois sans fumer

Nathalie Oudar
31/10/2016
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Et si on arrêtait de fumer tous ensemble ce 1er novembre ? C’est le défi de santé lancé à tous les fumeurs en France. Le premier "Moi(s) sans tabac" propose un accompagnement quotidien pour vaincre cette dépendance.
Paquet neutre

"Plus d’1 fumeur sur 2 souhaite arrêter de fumer, le "Moi(s) sans tabac" va les y aider." L’objectif de l’agence Tabac Info Service est clair : faire bénéficier les fumeurs de l’effet de soutien. "Aujourd’hui, avec l’opération "Moi(s) sans tabac", nous franchissons une nouvelle étape : créer un mouvement collectif, fédérateur en nous adressant directement aux fumeurs", explique la ministre de la Santé, Marisol Touraine, à l’occasion du lancement de ce premier défi de santé publique jamais organisé en France. "Pour soutenir cette opération, nous proposons à nos patients fumeurs, outre nos consultations habituelles d’aide à l’arrêt, le livret "Traitement du cancer et tabac : pourquoi arrêter et comment me faire aider"", détaille le Dr Béatrice Lavielle, addictologue à l’hôpital parisien de l’Institut Curie.

1 mois sans fumer, c’est 5 fois plus de chances d’arrêter

Le 1er novembre, le top départ du défi collectif "Moi(s) sans tabac" est donné. Tout au long du mois, pour soutenir les participants au quotidien, des événements sont organisés (défis sportifs…) partout en France dans des mairies, espaces de loisirs, espaces commerciaux, en entreprise… Avant la mise en place du paquet neutre obligatoire au 1er janvier 2017, le "Moi(s) sans tabac" entend soutenir chaque fumeur participant grâce à 3 dispositifs.

  • Un kit d’aide à l’arrêt gratuit à retirer en pharmacie, comprenant notamment une brochure de préparation, un agenda de 30 jours avec des conseils quotidiens, un disque pour calculer ses économies, etc.
    L’application gratuite Tabac Info Service, totalement repensée pour l’occasion, disponible sur AppStore
    Des actions de proximité d’information sur le tabagisme, les aides à l’arrêt, etc.

Une étude menée en 2008 montre qu’un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement, car après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont moins présents.

Le tabac, facteur de risque de cancer évitable

Le tabac tue 73 000 personnes chaque année. Lentement, mois après mois, paquet après paquet, le tabac crée les conditions pour l’implantation ou l’aggravation de pathologies cardiovasculaires, d’affections pulmonaires et de cancers.

Première cause évitable de cancer, le tabac est aussi la première cause des cancers du poumon. Il est à l'origine de 90 % d’entre eux. Le tabac accroît également le risque de cancers de la région de la tête et du cou (larynx et œsophage avec un risque plus fort en cas de prise d’alcool), de l'estomac, l'intestin, le foie, le pancréas, le rein, la vessie, le col de l'utérus...

Le corps médical s’accorde à recommander aux patients d’arrêter le tabac lors d’une intervention d’orthodontie ou une opération chirurgicale. Car il est reconnu que celui-ci nuit à la cicatrisation. "Notre consultation d’addictologie permet de proposer aux patients traités à l’Institut Curie pour un cancer un accompagnement de sevrage tabagique, reprend le Dr Béatrice Lavielle. Tout arrêt est bénéfique à la qualité de vie du patient."

Leader en cancérologie, l’Institut Curie est particulièrement sensible à la lutte contre ce fléau et mène une politique d’accompagnement responsable auprès de ses collaborateurs. "Nous faisons de l'accompagnement individuel toute l'année au cours des visites médicales des personnels de l’Ensemble hospitalier qui fument et nous proposons aux volontaires un coaching pour le sevrage tabagique", explique le Dr Brigitte Marie, médecin de Santé au travail de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie.